15 conseils pour diminuer ses risques routiers (partie 2)

La semaine dernière, nous vous présentions les 5 premiers conseils pour diminuer les risques routiers dans son entreprise. Voici nos 10 derniers conseils !

 

6 Dénoncer les infractions des collaborateurs

L’obligation de dénonciation lors d’une infraction est devenue un devoir pour l’employeur depuis 2016.

Outre le fait que cette obligation récente ai fait polémique, elle donne l’occasion aux entreprises de responsabiliser ses collaborateurs et de rappeler les bonnes pratiques. Ces derniers doivent appliquer le code de la route comme tout autre automobiliste, qu’ils utilisent un véhicule de société ou non. Et les règles sont donc les mêmes pour tout le monde.

 

7 Réaliser un état des lieux de la sinistralité

Pour limiter la sinistralité, il ne suffit pas de mettre en place des formations. Il faut en amont la mesurer et l’analyser pour y répondre stratégiquement. Le nombre de kilomètres parcourus, l’environnement et les types de missions sont pris en compte afin d’adapter la sensibilisation et le thème des formation.

Les accidents les plus fréquents sont liés à des manœuvres (58%), le quart sont liés à des distances de sécurité trop faibles et suivent les accidents dus à une anticipation tardive pour cause multiple : fatigue, téléphone, surcharge de travail…

 

8 Optimiser les trajets

Pour limiter le risque routier, l’une des solutions logiques est de réduire le temps sur la route, mais pas seulement. Pour cela, plusieurs solutions sont envisageables :

  • Fixer des kilométrages journaliers maximum
  • Privilégier les vidéos conférences
  • Encourager les transports en communs
  • Préférer les autoroutes, moins dangereuses que les routes secondaires
  • Préparer son trajet en amont
  • En cas de long trajet, le chef d’entreprise se doit de prévoir une nuit d’hôtel plutôt que de laisser ses collaborateurs reprendre la route.
  • S’équiper de télématique embarquée : permet de mettre en place un plan de charge pour la semaine à venir en veillant à limiter le nombre de kilomètre. Les comportements du conducteur sont aussi remontés et analysés (temps de conduite, de pause, de freinage…).

 

 

9 Amener les collaborateurs vers une réflexion

Mieux vaut prévenir que guérir : tout le monde le sait, mais il n’est pourtant pas toujours facile de mettre ce dicton en pratique. Pourtant, les prises de conscience interviennent souvent après un événement : accident d’un collaborateur, sanction établie par un supérieur ou encore retenue sur salaire après une sinistralité trop importante. Il est donc important de devancer les constats, et d’identifier clairement tout risque potentiel. Mais le travail ne s’arrête pas là. La redondance de la mise en garde des salariés restera le moyen de prévention le plus efficace. A condition que toutes les sphères de la hiérarchie jouent le jeu.

 

10 Soigner son Document Unique (D.U.)

Le D.U. ou D.U.E.R.P. (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels) voit le jour en 2011 et impose à toutes les entreprises d’identifier clairement tous les risques professionnels liés à l’activité. Ainsi, il permet de créer un plan de prévention pour la société afin de la rendre pérenne et de protéger les salariés.  Bien que le risque routier ne représente pas nécessairement le problème majeur, il est important de le notifier. Quatre grands axes de gestion devraient donc logiquement apparaître :

  • Déplacements
  • Véhicules
  • Compétences
  • Communications

 

 

11 Sécuriser ses V.U.L. (Véhicules Utilitaires Légers)

L’achat d’un nouveau véhicule représente déjà un coût certain à assumer pour une entreprise. Les équipements supplémentaires et optionnels passent donc souvent à la trappe. Pourtant, certains ne devraient pas être négligés. Il est primordial que le VUL comporte, par exemple, une séparation pleine et rigide. Souvent, seules des grilles sont proposées. Or, elles ne sont pas suffisantes. Il en est de même concernant les points d’ancrage du matériel. Nous ne cesserons de le répéter : les objets non arrimés constituent un danger considérable. Il est donc plus que nécessaire de permettre au conducteur de fixer son chargement. D’autres options comme les capteurs de pression des pneus, les radars de recul et les indicateurs de surcharge ne feront qu’aider à la sécurité du collaborateur.

 

12 Mettre plus que tout l’accent sur la prévention et la sensibilisation

La prévention passe par la redondance de l’information. Que ce soit en termes de formation, de présentation de vidéos, de réunions ou d’ateliers, tous les moyens sont bons pour garder ses collaborateurs en alerte. Sans tomber dans la paranoïa, il est important d’apporter une régularité dans la prévention. Toutes les périodes de l’année peuvent être propices à des rappels de bonne conduite. La diversité des moyens de communication permettra de garder un côté ludique et inattendu. Plus l’information varie, plus elle a de chance d’être enregistrée. Il en est de même pour les intervenants : collègue, supérieur, intervenant externe, le message ne sera jamais le même et sera d’autant plus efficace.

 

13 Former, former, former !

Comme vu dans les points précédents, la formation des collaborateurs peut être une solution efficace dans la prévention des risques routiers. Complète et sécurisée, elle permet d’amener les conducteurs dans des situations pratiques délicates. Freinage sur route mouillée, évitement d’obstacles, freinage d’urgence : autant de situations qu’il est possible de tester. De ce fait, un conducteur pourra acquérir la connaissance des bons gestes. Même s’il n’est pas possible de parler de réflexe, les collaborateurs pourront se servir des conseils vus sur la piste en cas de difficulté lors de leur conduite au quotidien.

En plus des formations sur piste, il est important d’amener les collaborateurs à conduire dans leur environnement habituel. Ainsi, les mauvaises habitudes seront identifiées, les comportements à risque évités, et les points positifs soulignés. La conduite peut également devenir plus responsable dans un objectif d’écoconduite. De cette manière, en plus d’allier prévention et sécurité, la notion d’économie entre également en jeu.

 

14 Analyser et débriefer

Puisque chaque collaborateur est différent, chaque analyse et entretien le seront aussi. Mais s’il n’est pas seulement judicieux de réaliser de la prévention, l’analyse et le débriefing s’imposent eux aussi. Le but ici n’est absolument pas d’accabler un collaborateur. Bien au contraire. La réalisation d’entretien après un accident permet bien souvent de clarifier une situation en comprenant que ce dernier aurait pu être évité. Par moments, le conducteur est même en mesure d’apporter une solution. « J’aurai pu l’éviter » : il s’agit là du type de phrase difficile à entendre, mais qui sensibilise au plus au point le conducteur. Conscient qu’il n’a pas su avoir une réaction adaptée, il apprend de ses erreurs. Il est alors d’autant plus important d’encourager ce type de réaction afin d’éviter au maximum qu’un incident ne se reproduise.

 

15 Adopter les installations connectées

La gestion des trajets ne passe pas uniquement par le choix du mode de transport et la durée de conduite. Grâce au plan de charge et à l’itinéraire programmé, le logiciel optimise les dépla. En plus de réduire le nombre de kilomètres parcourus grâce à une optimisation des tournées, ces outils permettent d’anticiper. Le conducteur suit la programmation : l’enchaînement est logique. Puisque tout est connu et planifié, le stress est moins présent.

 

 

 

 

 

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